Premier Pas Au Piano

Le blog des pianistes débutants et autodidactes par Jean-Luc

Culture musicale

juin 7th, 2015

Cet article a été écrit par Jean-Luc Kuczynski de l’école en ligne Polyphonies.  Je ne suis pas affilié mais j’ai commencé à suivre la formation que j’ai dû suspendre faute de temps libre pour le moment. C’est donc parce que je garantie le sérieux de Polyphonies que je place ici cet extrait du Mensuel (une publication interne d’où les références que vous y trouverez).

 

Une culture musicale ! Pourquoi ?

Dans le domaine des arts, la création dépend étroitement de la culture de l’artiste. Sans celle-ci d’ailleurs, l’œuvre artistique ne peut voir le jour ou reste à un état des plus sommaires. Personne n’y échappe et on peut le vérifier aisément dans tous les domaines artistiques et dans toutes les cultures. La création musicale n’y fait pas exception. Que la musique soit populaire ou savante, occidentale ou extra-européenne, ce constat reste valide. Il est donc nécessaire dès que l’on entreprend des études de composition d’améliorer sa culture musicale et de l’entretenir tout au long de sa vie de compositeur 🙂

Lors des corrections des travaux de composition, ce défaut de culture musicale est aisément décelable. Dans notre formation, nous étudions par exemple des pièces pour clavier de Haydn, Mozart ou Beethoven. Ce que l’on appelle un peu hâtivement « l’accompagnement de la main gauche » fait appel à des techniques d’écritures similaires pour ces trois compositeurs ou leurs contemporains. L’analyse et l’étude attentive du cours sur une sonate de Mozart permettent à l’étudiant de comprendre cette technique mais la connaissance d’autres sonates de ce compositeur lui permettra de se référer à un plus grand nombre d’exemples pour élaborer l’écriture de la main gauche. S’il a étudié le piano, ces techniques font probablement partie de son bagage musical mais si ce n’est pas le cas, il aura intérêt à effectuer à lire d’autres œuvres de Mozart. L’étudiant ignorant ce contexte culturel risquera de me présenter des accompagnements incongrus et ses « trouvailles » en écriture apparaîtront plutôt comme des maladresses même si elles ont leur propre logique. Manquant de références, il n’aura pas saisi totalement la logique de ces techniques d’écriture et à l’écoute de sa pièce, il ne pourra même pas percevoir ce défaut. D’un point de vue technique, il risquera de passer à côté d’une période importante, charnière dans l’évolution du langage musical. En même temps, il se privera des joies qu’apporte la découverte de pièces, souvent magnifiques, de ces trois grands compositeurs…

A l’opposé, l’élève qui s’adonne à ces recherches, procurant d’ailleurs une plus grande ouverture musicale, se rend mieux compte de la concordance de ses idées avec le langage de la pièce étudiée. Le résultat sonore est évidement perçu comme plus musical par tout auditeur. Pour parvenir à ce dernier résultat, il faut impérativement développer sa culture musicale.

Dans le domaine des arts, la création dépend étroitement de la culture de l’artiste. Sans celle-ci d’ailleurs, l’œuvre artistique ne peut voir le jour ou reste à un état des plus sommaires. Personne n’y échappe et on peut le vérifier aisément dans tous les domaines artistiques et dans toutes les cultures. La création musicale n’y fait pas exception. Que la musique soit populaire ou savante, occidentale ou extra-européenne, ce constat reste valide.

La découverte et la compréhension d’œuvres par un compositeur peut aussi devenir un puissant révélateur pour la création. C’est ce qu’il advint à Mozart, alors compositeur reconnu, lorsqu’il entendit pour la première fois l’interprétation d’un Motet de Bach. Ce fut pour lui une véritable révélation et l’amena à une profonde remise en question de son langage musical. Durant les années suivantes, il n’eut de cesse de travailler son écriture jusqu’à pouvoir véritablement intégrer dans sa musique des techniques contrapuntiques, poussées à leur plus haut sommet chez Bach. Cette démarche donnera ses fruits dans ses compositions ultérieures et surtout dans les grandes œuvres de la fin de sa vie comme ses dernières symphonies ou le Requiem.

L’intérêt d’une bonne culture musicale ne réside pas simplement dans une éventuelle possibilité de reproduction mais surtout dans le ferment qu’elle procure pour de nouvelles idées musicales. En fait, plus vous élargirez votre culture musicale et mieux vous pourrez aspirer à une réelle originalité. Muni d’un bagage supplémentaire essentiel, vous pourrez choisir librement vos propres orientations en ayant la capacité de vous référer à un ensemble d’œuvres clés de l’histoire de la musique. Et ne craignez pas les influences… Si votre travail d’écriture est réellement approfondi, votre personnalité prédominera toujours dans vos compositions. Rappelons l’exemple de Mozart dont la musique est si immédiatement reconnaissable, même après assimilation de l’influence de Bach.

Une connaissance approfondie des œuvres du passé comme celles de l’époque contemporaine, auxquelles vous pourrez vous référer, doit donc absolument faire partie de votre bagage musical. Tant que vous exercerez votre activité de compositeur, ouvrez-vous sans cesse à toutes ces grandes œuvres et à ces musiques que vous ne connaissez pas encore, qui ne vous toucheront peut être pas lors de la première audition mais dont vous découvrirez les richesses et les subtilités au fil des écoutes. Outre leur utilité à des fins purement techniques, elles vous seront également des sources de profonde joie musicale ! N’oublions pas en effet ce qui pourrait être la première raison pour vous amener à la découverte de ces œuvres : l’accession à ces sommets de la musique.

Qu’est ce qu’une bonne culture musicale ?

Selon que l’on veut devenir musicologue, chef d’orchestre ou compositeur, on ne tend pas nécessairement vers une même culture musicale. . Toutefois, certaines clefs sont toujours nécessaires ; à savoir les outils d’analyse et la prise en compte de l’évolution du langage musical.

Durant les cours de composition, vous découvrirez comment l’harmonie, les formes musicales, les techniques de composition ou d’instrumentation ont évolué. La lecture et l’analyse de pièces contemporaines de l’œuvre étudiée viendront parfaire cette connaissance pratique. Il sera intéressant par exemple de retrouver dans ces pièces des éléments techniques ou expressifs déjà abordés dans l’œuvre du cours.

Mais en parallèle, vous devrez vous attacher à connaître les grandes œuvres de la musique. Pour un compositeur, c’est une pratique incontournable. Ce n’est pas un savoir musicologique qui vous est demandé, comme de connaître par exemple le nombre de sonates de tel ou tel compositeur, mais une étude approfondie du langage et de l’expression des œuvres grâce à l’analyse. L’habitude de ce travail permettra également à terme de bien saisir l’évolution du langage musical et de pouvoir rattacher toute musique à cette évolution.

Comment acquérir une bonne culture musicale ?

Pour un étudiant en écriture et composition, la lecture d’un grand nombre d’œuvres, leur écoute approfondie et leur analyse sont essentielles à sa culture musicale. L’analyse s’affinera bien sûr en progressant dans la formation. Un élève en cours d’écriture commencera par lire et écouter un maximum d’œuvres puis au fur et à mesure qu’il avancera dans la formation il pourra commencer à une analyse partielle en intégrant les éléments appris. Toutefois, une analyse approfondie nécessite des connaissances techniques qui ne sont acquises qu’à partir des cours de composition de notre formation.

Sur le Mensuel, vous disposez d’une liste d’œuvres dans laquelle vous pourrez allègrement piocher. Pour chaque compositeur, une ou deux œuvres seulement sont indiquées afin de ne pas l’allonger inconsidérément. Cette liste sera mise à jour régulièrement. La première étape consiste à choisir l’œuvre. Ne vous limitez pas à vos propres goûts mais au contraire essayez plutôt de les élargir le plus possible. Il faut ensuite se procurer la partition de l’œuvre choisie. Si vous n’êtes pas habitué aux partitions d’orchestre, commencez par des œuvres pour piano, chant ou petits ensembles. Pour bien s’imprégner de la musique, la pièce devra être écoutée un grand nombre de fois. La première écoute révèle d’ailleurs rarement la profondeur d’une œuvre. Il est donc préférable de rester assez longtemps sur une même pièce avant de passer à une autre. Lorsqu’un passage vous touche particulièrement, n’hésitez pas à essayer d’en comprendre la raison. Pour cela, effectuez une analyse un peu plus approfondie en détaillant par exemple la polyphonie, l’harmonie ou l’instrumentation de ce passage.

En conclusion, je vous conseille d’organiser votre temps de travail pour que cette partie essentielle et (et très agréable !) de la formation puisse être également développées.

Quelles œuvres étudier ?

En cours d’écriture, c’est plutôt une culture générale qu’il faudra acquérir en abordant les grandes œuvres classiques. La liste dont vous disposez convient parfaitement. En cours de composition, il faut écouter, lire et analyser des œuvres complémentaires de celles qui sont étudiées en cours. Par exemple, lorsque l’on aborde le menuet et les autres danses de Bach, vous vous procurerez les « Suites françaises » de ce compositeur. Leur lecture et leur écoute seront très enrichissantes. Vous découvrirez ainsi d’autres gavottes, menuets, etc. Vous pourrez analyser ces pièces et les comparer avec celles que vous étudiez. En abordant l’invention à 3 voix et la fugue, l’étude du Clavier bien tempéré sera très utile. Je vous conseille fortement de procéder ainsi à chaque nouvelle pièce étudiée en cours de composition.

La formation achevée, ne perdez pas cette bonne habitude. Elargissez toujours votre culture musicale avec d’autres œuvres classiques ou contemporaines et en vous tournant également, si ce n’est déjà fait , vers d’autres horizons comme les musiques traditionnelles ou extra- européennes, le jazz ou les musiques pour le cinéma.

Comment se procurer les partitions ?

Il est important pour un compositeur de se constituer une bonne bibliothèque musicale en achetant régulièrement ses partitions. Comme cela, vous pourrez en disposer à tout moment. Rassurez-vous, vous aurez nécessairement l’occasion de les consulter ! Si vous n’habitez pas près d’une librairie musicale, on trouve sur Internet de nombreux sites de vente en ligne.

Si vous êtes proche d’une grande ville, sachez qu’il existe aussi des bibliothèques ou médiathèques de prêt plus ou moins importantes.

Enfin, il est possible de télécharger sur Internet de nombreuses partitions libres de droit.

Le site IMSLP est probablement le plus riche en partitions : Voici d’autres liens :

 www.dlib

 www.bach-cantatas.com

 www.lysator.liu.se

 www.free-scores.com

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne lecture et une agréable écoute.

jlkuczynskiJean-Luc KUCZYNSKI est compositeur et professeur de composition musicale.
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Site de POLYPHONIES

Comment déterminer la tonalité d’après une partition ?

avril 6th, 2014

Il vous est peut-être arrivé de vous retrouver face à votre partition et de ne pas parvenir à en déterminer la tonalité. Peut-être aussi que vous cherchez les notes d’une musique que vous entendez à la radio et que sans la tonalité vous ne parvenez pas à trouver les accords manquants ou toute la mélodie.

Cet article est là pour vous donner les notions rudimentaires pour vous en sortir.

 

concept of woman and question mark drawn in chalk on blackboard

A partir d’une partition

Vous avez trois endroits à vérifier :

– l’armure : donc au tout début d’une partition, juste après la clé, vous pouvez avoir un ou plusieurs dièses ou bémols, ou rien du tout.

– le premier accord de la partition : il est assez souvent le même que la tonalité, soit un accord la# mineur pour une tonalité de la# mineur par exemple

– le dernier accord de la partition : il y a une plus grande probabilité pour que ce soit celui qui corresponde à la tonalité.

Si le premier et le dernier accords sont différents et qu’ils ne semblent pas refléter la tonalité utilisée, ou si vous ne parvenez pas à les déterminer, il vous reste l’armure.

– à partir des informations données à l’armure vous saurez de quelle tonalité majeure ou mineure correspondante il s’agit ; il ne vous restera plus qu’à trouver si effectivement la tonalité est majeure ou mineure.

 

Commençons par aucune altération à l’armure…

Donc ni dièse ni bémol. Vous êtes soit en do majeur soit en la mineur, c’est-à-dire Do moins 1 ton 1/2 pour trouver le La.

La particularité de la gamme de la mineur est d’avoir un sol# accidentel (non indiqué à l’armure).  Si donc vous trouvez dans les premières mesures de votre partition un sol# vous êtes très probablement en la mineur. Vérifiez-le en regardant le premier et le dernier accord de la partition. S’il n’y a pas de sol#, vous êtes alors en do majeur. Même contrôle avec les accords.

 

Un ou plusieurs dièses à l’armure…

Les dièses seront toujours notés dans l’ordre suivant : fa – do – sol – ré – la – mi – si.

Partant de là, si vous comptez 4 dièses à l’armure, sans même les lire vous saurez qu’il s’agit de : fa – do – sol  et ré.

Pour trouver la tonalité, regardez le dernier dièse de la série et prenez le nom de la note qui suit.

Exemples :

* avec 1 dièse, le dernier (et seul) dièse sera un fa. Dans la succession de notes  (do – ré – mi – fa – sol – la – si), après le fa vient sol. Vous êtes donc soit en sol majeur, soit (sol – 1 ton 1/2 =>) en mi mineur.

* avec 4 dièses, le dernier sera un ré. Donc dans la succession de note, après le ré vient le mi. Il s’agit donc de la gamme de Mi majeur ou (mi – 1 ton 1/2 =>) ré bémol mineur (= do# mineur)

* avec 7 dièses, le dernier sera un si. Donc dans la succession de note, après le si viendrait le do, mais comme do majeur n’a pas d’altération, il s’agira du do# majeur (= ré bémol majeur) ou du la# mineur

La méthode de Jean Reynard (que vous pouvez lire dans les commentaires sous cet article) :

Débutant en musique (guitare), j’utilise cette manière qui me parait assez simple pour approcher la tonalité en fonction des # comptés à l’armure :

1 — On prend la suite (cf cycle) des quintes que de toute façon IL FAUT connaître :

FA DO SOL RÉ LA MI SI

2 — On rend la partie droite de cette suite, extraite à partir du Do :

DO SOL RÉ LA MI SI

— On rajoute ce qu’il reste près l’extraction, en diésant :

DO SOL RÉ LA MI SI FA# DO#

— Pour connaître la tonalité en majeur on pointe sur cette nouvelle chaîne, selon le nombre de # trouvés à la clef .

Ex : Pour 3 #, on compte :

DO = 0 , SOL = 1, RÉ = 2, LA = 3

-> Et on prend donc LA en majeur…

Un ou plusieurs bémols à l’armure…

Les bémols seront toujours notés dans l’ordre suivant : si – mi – la – ré – sol – do – fa, soit l’inverse exactement de l’ordre des dièses.

La tonalité porte le nom de l’avant-dernier bémol.

Exemples :

* avec 1 bémol, comme il n’y a pas d’avant-dernière altération, vous devez savoir que vous êtes en fa majeur ou en (fa – 1 ton 1/2 =>) ré mineur

* avec 5 bémols, l’avant-dernier bémol est un ré, donc vous êtes soit en ré bémol majeur soit en (réb – 1 ton 1/2 =>) si bémol mineur

* avec 7 bémols, l’avant-dernier bémol est un do, donc vous êtes soit en do bémol majeur ( = si majeur ), soit en (si – 1 ton 1/2 =>) la bémol mineur.

 

A partir d’une musique entendue à la radio…

– en premier lieu être capable d’oreille de trouver une suite de notes de la musique qui vous intéresse (il y a des exercices pour ceux qui n’y arrivent pas par eux-mêmes)

– à partir de là, trouver la tonalité du morceau à partir de ce qui a été écrit ci-dessus

– ensuite, dès que vous connaissez la tonalité, il est plus facile pour vous de trouver l’essentiel de la mélodie

– de même, à partir de la tonalité, vous savez quels accords vous êtes susceptibles de rencontrer. Dans la musique d’église, généralement le premier et le dernier accord sont les mêmes et correspondent à la tonalité (une musique en la mineur devrait commencer et finir par un accord de la mineur)

– ce dernier cas peut aussi vous aider à trouver la tonalité si vous avez repéré les premier et dernier accords de votre musique

– ensuite, c’est toujours utile de savoir que les accords se suivent généralement dans un ordre précis, surtout si la musique en question a été arrangée par quelqu’un qui n’a pas un bon niveau ou qui peut être excellent mais se contente de faire de la musique commerciale vu que ça plaît à tout le monde

– et enfin plus vous êtes capables de chanter (ou chantonner) votre musique sans l’aide de l’originale, plus vous serez aptes à la retrouver.

Sur le blog vous trouverez toutes les gammes majeures ; je commence à mettre en ligne les gammes mineures harmoniques. De plus j’ai écrit un article sur les « accords par tonalité », ce qui peut vous aider à en comprendre le principe même si je n’ai fait qu’aborder le sujet.

Entraînez-vous avec des musiques simples puis au fur et à mesure de votre progression, attaquez-vous à des musiques plus complexes.

Cet article est consultable au format PDF en cliquant sur cette phrase…

 

 

Les transpositions au piano

janvier 26th, 2014

Si la musique que vous jouez est dans une tonalité qui ne vous convient pas, vous devrez la transposer.

Par exemple, si elle est écrite en Do et que vous souhaitez la jouer en Sol, il faut convertir les accords et les notes de la mélodie dans la nouvelle tonalité.

Pour cela je vous propose deux méthodes :
– comptez les demi-tons sur le clavier
– comparez les deux gammes

Compter les demi-tons :

C’est ce qu’il y a de plus simple. Si vous êtes en Do et que vous voulez transposer en Sol, vous pouvez soit ajouter 7 demi-tons à vos notes, soit en retirer 5.

* De ce fait :
Convertir un Do majeur
Do- 5 demi-tons = Sol
Mi – 5 demi-tons = Si
Sol – 5 demi-tons = Ré

Un Do majeur en Do donnera un Sol majeur en Sol.

* Exemple 2 :
Convertir un Mi majeur (tonalité de Do)
Mi – 5 demi-tons  = Si
Sol# – 5 demi-tons  =Ré#
Si – 5 demi-tons  =Fa#

Un Mi majeur en Do donnera un Si majeur en Sol

Comparer les deux gammes :

Gamme de Do :  Do  Ré  Mi  Fa  Sol La  Si    …
Gamme de Sol :  Sol  La  Si   Do Ré  Mi  Fa# …

Une simple lecture permet de voir qu’un Do devient un Sol, un Ré devient un La, etc.

Exemples :
* Un Ré mineur en Do donnera un La mineur en Sol
* Un Mi mineur en Do donnera un Si mineur en Sol
* Un Fa majeur en Do donnera un Do majeur en Sol

Si vous avez une altération accidentelle dans la gamme de Do, vous reportez l’altération dans la gamme de Sol.

Exemples :
* un Fa# deviendra un Do#
* Un Fa b deviendra un Do b, c’est-à-dire un Si

Notez qu’il existe des réglettes de transposition en vente dans le commerce. En voici un que j’ai conçu et qui est libre de droit ; je préparerai une vidéo pour ses différentes utilisations.

_________________________(vidéo bientôt en ligne)_________________________

Mesures simples et mesures composées

janvier 26th, 2014

Il existe deux types de mesures : les mesures simples (rythmes binaires) et les mesures composées (rythmes ternaires).

 

Qu’est-ce qu’une mesure ?

Les lignes d’une partition sont fractionnées en mesures de durées égales.

Un peu comme le centimètre sur une règle, la mesure est une unité de temps.

Un centimètre correspond à 10 millimètres ; une mesure se compose de 2, 3 ou 4 temps.

Chaque temps se fractionne soit par 2 (rythme binaire) soit par 3 (rythme ternaire) ; vous pouvez regarder sur une partition si les croches par exemple sont regroupées par 2 ou par 3.

La durée d’une mesure est indiquée en début de partition par une fraction : 2/4 – 3/2 – 12/8 etc.

La première valeur (numérateur) indique la quantité de temps : une mesure à 2 temps, une mesure à 3 temps ou une mesure à 4 temps

La deuxième valeur (dénominateur) indique la durée de ces temps : 2 = blanche, 4 = noire, 8 = croche…

 

* Les valeurs du numérateur

2 = mesure à 2 temps (mesure simple)

3 = mesure à 3 temps (mesure simple)

4 = mesure à 4 temps (mesure simple)

6 = mesure à 2 temps (mesure composée)

9 = mesure à 3 temps (mesure composée)

12 = mesure à 4 temps (mesure composée)

 

* Les valeurs du dénominateur

1 =ronde

2 = blanche

4 = noire

8 = croche

16 = double croche

32 = triple croche

64 = quadruple croche

 

* Pourquoi par exemple est-ce que 4 signifie une noire ?

La référence est la ronde qui vaut 4 temps.

La moitié d’une ronde est une blanche (2 temps) : donc une ronde divisée par 2 égale une blanche (4/2 =2 temps)

La moitié d’une blanche est une noire (1 temps) : donc une ronde divisée par 4 égale une noire (4/4=1 temps)

Le dénominateur est donc le nombre qui divise une ronde (4 temps) pour obtenir la valeur d’un temps dans la mesure concernée.

 

Mesure simple (rythme binaire)

La fraction d’une mesure simple aura toujours au numérateur 2, 3 ou 4

Exemples : 2/4 – 3/2 – 4/8 etc.

 

Une mesure à 2/4 pourra se lire indifféremment :

– une mesure contenant 2 noires (ou équivalent : 4 croches, 8 double croches…) : il s’agit de l’ensemble de la mesure

– une mesure à 2 temps dont chaque temps est occupé par 1 quart de ronde [une noire] (ou équivalent : 2 croches, 4 double croches…) : on ne parle que de la valeur d’un temps

 

Une mesure à 3/2 pourra se lire indifféremment :

– une mesure contenant 3 blanches (ou équivalent : 6 noires, 12 croches…)

– une mesure à 3 temps dont chaque temps est occupé par 1 blanche (ou équivalent : 2 noires, 4 croches…)

Une mesure à 4/8 pourra se lire indifféremment :

– une mesure contenant 4 croches (ou équivalent : 8 double croches, 16 triple croches…)

– une mesure à 4 temps dont chaque temps est occupé par 1 huitième de ronde [une croche] (ou équivalent : 2 double croches, 4 triple croches…)

 

Mesure composée (rythme ternaire)

La fraction d’une mesure composée aura toujours au numérateur 6, 9 ou 12

Exemples : 6/4 – 9/16 – 12/8 etc.

6, 9 et 12 s’obtiennent en multipliant le numérateur d’une mesure simple par 3 :

– 2 x 3 = 6

– 3 x 3 = 9

– 4 x 3 = 12

 

Une mesure à 6/4 pourra se lire indifféremment :

– une mesure contenant 6 noires (ou équivalent : 12 croches, 24 double croches…)

– une mesure à 2 temps dont chaque temps est occupé par 1 blanche pointée [3 quarts de ronde  = 3 noires] (ou équivalent : 6 croches, 12 double croches…)

 

Une mesure à 9/16 pourra se lire indifféremment :

– une mesure contenant 9 double croches (ou équivalent : 18 triple croches, 36 quadruple croches…)

– une mesure à 3 temps dont chaque temps est occupé par 1 croche pointée [3 seizièmes de ronde = 3 double croches] (ou équivalent : 6 blanches, 12 noires…)

 

Une mesure à 12/8 pourra se lire indifféremment :

– une mesure contenant 12 croches (ou équivalent : 24 double croches, 36 triple croches…)

– une mesure à 4 temps dont chaque temps est occupé par 1 noire pointée [3 huitièmes de ronde = 3 croches] (ou équivalent : 6 double croches, 12 triple croches…)

Les bases du solfège

janvier 26th, 2014

Dans ces vidéos, je vous parle des toutes premières notions de solfège. Bien sûr, d’autres messages complèteront celui-ci à l’avenir.

Pour celles et ceux qui veulent suivre cette série de 3 vidéos, je pense qu’il est préférable de prendre des notes au fur et à mesure.

Sinon pourquoi 3 vidéos et pas une seule de 29 mn ? Parce que 29 minute, ça peut-être assez indigeste.

J’ai mis un peu plus bas une vidéo sur les bases de la lecture de notes ; si vous débutez totalement je pense que cela pourrait vous être utile.

 

 

 

Pour résumer sommairement la vidéo :

– une portée se compose de 5 lignes horizontales numérotées de bas en haut et de 4 interlignes

– une portée « porte » des signes : clés, armure, notes, silences, altérations et autres…

– les deux clés utilisées au piano sont :
* la clé de Sol seconde ligne : le Sol est sur la deuxième ligne (note coupée par cette ligne)
* la clé de Fa quatrième ligne : le Fa est sur la quatrième ligne (note coupée par cette ligne)

– une note se définit au piano par :
* sa hauteur : Do – Ré – Mi – Fa – Sol – La – Si
* sa durée : ronde – blanche – noire – croche – double-croche…
* son timbre : c’est le son du piano, pour un piano. Le timbre n’est habituellement pas précisé sur une partition

– un ronde vaut généralement 4 temps – une blanche 2 temps – une noire 1 temps – une croche un demi temps…

– une ronde correspond à : 2 blanche, 4 noires, 8 croches, 16 double-croches, 32 triples-croches, 64 quadruples croches

– pour jouer une ronde : appuyez sur une touche et comptez de 1 à 4 dès que le son se produit
pour jouer 1 blanche : appuyez sur une touche et comptez de 1 à 2
pour 1 noire, vous ne direz que 1 avant de lâcher la touche

– pour jouer 2 blanche dans une mesure à 4 temps : appuyez sur une touche et comptez 1 – 2 puis appuyez sur la même touche ou sur une autre en compte 3 – 4. Bien sûr gardez le même rythme en comptant de 1 à 4 ; ne ralentissez pas, n’accélérez pas et ne marquez pas de pause

– à chaque note correspond un silence équivalent
* la pause correspond à une ronde
* la demi-pause correspond à une blanche
* le soupir correspond à une noire
* le demi-soupir correspond à une croche
* etc.

– pendant un silence vous n’appuyez sur aucune touche avec la main concernée ; un silence peut être sur la ligne en clé de Sol (ne rien jouer avec la main droite) alors qu’il y a des notes sur la ligne en clé de Fa (la main gauche joue).

– 2/4 (2 sur 4) au début d’une partition peut se lire :
* la partition se compose de mesure à 2 temps dont chaque temps est occupé par une noire
* ou : il y a l’équivalent de 2 noires par mesure (donc : une blanche ou 2 noires, ou 4 croches, etc.)

– 3/8 (3 sur 8)au début d’une partition peut se lire :

* la partition se compose de mesure à 3 temps dont chaque temps est occupé par une croche
* ou : il y a l’équivalent de 3 croches par mesure (donc : une noire pointée ou 3 croches, ou encore 6 double-croches, etc.)

– le symbole # (dièse) signifie qu’il faut jouer un demi-ton plus haut (à droite) que la note à laquelle il se rattache :
* un Sol # sera joué en appuyant sur la touche noire entre le Sol et le La
* un Si # sera joué en appuyant sur le Do, vu qu’il n’y a pas de touche noire après (à droite) le Si

– le symbole b (bémol) signifie que l’on doit jouer un demi-ton plus bas (à gauche) que la note à laquelle il se rattache :
* pour jouer un Sol b il faudra appuyer sur la touche noire entre le Fa et le Sol
* pour jouer un Fa b il faudra donc appuyer sur le Mi, vu qu’il n’existe pas de touche noire entre Fa et Mi

C’est un peu technique pour celles et ceux qui n’y connaissent rien. Je ferai peut-être d’autres vidéos sur le solfège à l’avenir.

Les bases de la lecture de notes

Voici une vidéo sur l’apprentissage de la lecture des notes sur une portée en clé de sol ou en clé de fa : comment trouver le nom d’une note en fonction de sa place sur la portée.

 

Entraînement à la lecture

Les pianistes n’ont que 2 clefs à connaître : la clé de Sol et la clé de Fa.

Lors de l’apprentissage de la lecture, il est inutile de travailler en solfiant ou en chantant. Le plus important est de savoir lire dans les 2 clés en même temps.

Il faut donc vous entraîner à lire en commençant par une note de la clé de Fa et en montant lire celle de la clé de Sol située au dessus, puis vous revenez sur la portée en clé de Fa pour lire une note et vous remontez sur celle qui est en clé de Sol juste au dessus, etc.

En gros c’est une lecture verticale, de bas en haut et de gauche à droite. C’est beaucoup plus efficace que d’apprendre à lire en clé de Sol pendant 1 mois puis de passer à la clé de Fa, pour ensuite alterner les deux clé. Ça ne correspond pas à la réalité de la lecture d’une partition pour piano.

Je vous ai mis ci-dessous trois feuilles de lecture au format pdf : travaillez une ligne du tempo 69 à au moins 144 pour un enfant de 14 ans ou plus et un adulte puis passez à la ligne suivante (notez qu’il est possible de dépasser un tempo de 208 à la noire).

Bon visionnage…

Lecture de notes 1

Lecture de notes 2

Lecture de notes 3